Environnement - Cop21,Alimentation et Réchauffement climatique

On a beaucoup parlé transport,industrie chinoise, énergie dans cette COP21 pour le réchauffement climatique. Mais on parle peu d’un élément qui compte pour 1/4 dans la production de gaz à effet de serre : L’Alimentation.

Qui dit alimentation, dit à la fois culture mais aussi élevage. Coté culture, cela induit la déforestation, la culture OGM, l’utilisation des pesticides, la surconsommation d’eau. En corolaire de tout cela, il y a perte de biodiversité, pollution des sols et de l’eau, sécheresse, suicides des paysans, exode rural. Coté élevage, c’est aussi l’utilisation d’OGM, la surconsommation d’eau, la pollution due aux déjections, la production de méthane, la promiscuité qui conduit à des maladies… Et comme en plus on ne mange plus local, on transporte donc on pollue aussi par le transport agricole.

la FAO, organe des nations unies, rappelait déjà en 2006 que l’élevage était un des plus gros contributeurs des problèmes environnementaux actuels. Mais en France, la question est tabou, tant les lobbies de l’agriculture intensive verrouillent cela. L’alimentation carnée est une catastrophe en terme de pollution. L’élevage du bétail est responsable de plus de 60 % de nos émissions globales d’ammoniac. Le lisier de porc est 75 fois plus polluant que les eaux usées domestiques brutes. Et ce ne sont que deux exemples parmi des milliers d’autres. Aucune remise en cause de notre mode de vie n’a été faite. Pire, des pays ayant autrefois une alimentation peu carnée, comme la Chine, le Japon et même maintenant l’Inde, copient le mode de vie occidental, sans régler les problèmes de malnutrition ou sous-nutrition. Cela n’est hélas pas compensé par la prise de conscience individuelle qui mène à du végétarisme ou à défaut du flexitarisme (alimentation très peu carné). Les ressources halieutiques sont aussi en disparition constante et n’est pas compensé par des élevages piscicoles aux pratiques douteuses (farines animales…). L’élevage produisant des maladies, les médicaments utilisés entrent de plus en plus dans notre alimentation causant une inefficacité des traitements pour l’homme.

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Pour l’agriculture, la France a du mal à progresser sur l’utilisation des pesticides. Mais parle-t-on suffisamment de la consommation en eau de certaines cultures peu adaptées à leur environnement ? L’imposition de monoculture à des pays du tiers-monde dans les années 70-90 a été un drame. S’y est rajoutée une culture d’OGM particulièrement néfaste en Amérique du Sud, du Nord ou en Inde. Les abeilles disparaissent du fait de ces pratiques et mettent en danger toute la filière agricole en plus de la simple reproduction des espèces florales, la biodiversité et donc… notre propre survie. Cette fois, on ne peut pas blâmer d’autres pays que nous, le pire de l’intensif étant fait principalement aux Etats-Unis et en Europe. Avec les prochains accords transatlantiques, on peut craindre une extension de ces pratiques. Mais dans cette COP21, le sujet n’est pas pris en compte…. Hasard ? Pas si sur.

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image planetoscope sur la consommation de viande dans le monde

Le greenwashing du sponsoring, le lobbying intense présent chez les participants ne compense pas les bonnes intentions d’intervenants qui souhaitent élargir le débat à bien plus que ces “2 degrés” qui cachent la forêt de la pollution de l’activité humaine. Comme chaque année, plus de 60 milliards d’animaux disparaissent pour nourrir essentiellement les pays riches (120Kg par an pour un américain selon la FAO, 65 kg pour un français).  Si on se souvient que 64% des terres agricoles dans le monde servent à l’élevage, et que la planète n’est pas extensible, c’est bien l’utilisation du sol qu’il faut repenser et donc notre propre comportement.

a lire : Rapport de la FAO de 2006


Ecrit le : 07/12/2015
Categorie : environnement, vegan, geopolitique
Tags : agriculture,écologie,économie,élevage,cop21,environnement,Geopolitique,Réflexion,société,végétarisme

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