Musique - Cirrus - Back on a mission (1998)

Dans la série des albums mythiques du BigBeat, il m’en manquait quelques uns. Dont celui de ce groupe américain qui n’a pas trop percé en France

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Il faut dire que ce genre musical, rencontre de la techno hardcore, du punk et du rock, du hip-hop, est très européen à la base (Chemical Brothers, The Prodigy…) avant de s’exporter. J’avais parlé aussi de The Crystal Method, pour les USA. Voilà une autre tentative de récupération de la part d’une maison de disque US, ici Moonshine records. Comme souvent, on a un DJ ou deux plus une équipe scénique pour mettre l’ambiance, et rajouter du spectacle live. Ici, le modèle est ouvertement Prodigy, sauf que l’on a deux DJ à la barre. “Back on a mission” est leur deuxième album, après un premier dont je ne suis pas particulièrement fan, un brouillon en quelque sorte, comme l’était le premier Prodigy, tiens.

La similitude ne s’arrête pas là, avec un son utilisant des guitares saturés et samplées, avec du rythmique évidemment proche du Break Beat et des flow vocaux hip-hop. Dommage que la présence vocale ne soit pas toujours aussi bien sentie. C’est plutôt efficace, et on sent une influence plus funky et soul qui permet aussi de donner une identité au groupe, comme sur “The Answer”. Malheureusement, la facilité est un peu trop de mise sur un son souvent très proche de morceaux en morceaux, pas assez original. Il y a évidemment du BPM à revendre comme dans “Stop & Panic”. L’influence techno trance se fait aussi sentir dans “Captain Cocktail” mais toujours avec ce manque d’originalité dans samples et sonorités.

Le problème de ce groupe devient flagrant au fur et à mesure de l’album. Ainsi “Rock the funky Joint” fait furieusement penser à du Fatboy Slim. Autant le groupe peut paraître original à un public US, autant on peut sombrer dans la banalité de ce coté de l’Atlantique. La tentative de monter la sauce ne prend donc pas vraiment malgré l’efficacité réelle des morceaux de l’album. Mon avis reste alors très partagé entre un album qui s’écoute plutôt bien mais dont je n’arrive pas à faire ressortir un hit qui m’emporte. Je pense trop aux initiateurs du mouvement BigBeat en Angleterre.

Pourtant, malgré ces sonorités marquées fin 90 début 2000, l’album reste d’une bonne tenue et n’a pas tant vieilli que cela (“No Pressure”, quand même…). Une sorte d’anomalie musicale et même Crystal Method aura du mal à aller au delà de deux vrais albums dans sa carrière.

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Ecrit le : 22/06/2021
Categorie : musique
Tags : bitbeat,1990s,musique,electro,

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